Quel avenir pour le tourisme en Afrique ?

Younes El Jouhari
Tourisme en Afrique

Le tourisme est l’un des secteurs les plus vitaux à l’échelle internationale. Il est considéré comme étant un levier de développement pour le continent africain. Le tourisme en Afrique a été largement affecté suite à la pandémie du Covid-19. Des milliers de personnes se sont retrouvées au chômage, plusieurs activités se sont arrêtées et de nombreuses entreprises opérant dans le secteur du tourisme en Afrique ont déclaré faillite.

Alors, quel avenir pour le tourisme en Afrique ?

Au fil des années, le tourisme en Afrique a connu une croissance considérable, ce qui a permis la création de nombreux emplois, l’augmentation des revenus et le développement de l’économie tout entière. Viendra par la suite l’année 2020 où le monde a été bouleversé à cause de la propagation du coronavirus. En raison de la crise du Covid-19, l’industrie touristique s’est retrouvée face à une situation difficile et délicate. Elle est l’une des industries les plus affectées par la pandémie du coronavirus du fait qu’elle nécessite beaucoup de contact humain en plus de la présence physique de tous les voyageurs. Cependant, malgré les effets désastreux qu’a subis cette dernière, les experts du domaine touristique, tels l’OMT (Organisation mondiale du Tourisme), prévoient que le tourisme en Afrique devrait se relancer à nouveau vers le début de l’année 2021. 

Avec une reprise progressive de l'activité touristique dans le continent africain, il faudrait certainement prévoir l’application de nouvelles stratégies créatives afin d’attirer un maximum de touristes. 

Il est essentiel de se focaliser en premier lieu sur l’attraction des voyageurs internes en encourageant le tourisme local jusqu’à ce que toutes les frontières mondiales soient ouvertes. Plusieurs mois ou plus sont nécessaires avant que le tourisme mondial ne puisse se remettre des conséquences néfastes de la crise sanitaire internationale relative au coronavirus. De ce fait, il s’avère nécessaire de booster le tourisme local en Afrique, voire celui régional ou continental  en procédant à l'ouverture des frontières dans une période plus courte. Pour assurer une application fluide de ce concept, il faudrait créer des offres intéressantes pour les locaux qui respecteraient essentiellement leur pouvoir d’achat actuel. Mais également veiller  à l’amélioration de la qualité des prestations aussi bien que l’accueil des voyageurs africains en leur accordant le même intérêt qu’aux visiteurs étrangers. De plus, il est certain que la digitalisation a profité du confinement pour prendre le dessus. Alors, les acteurs et responsables du secteur devraient se mettre à l’action à travers l’amélioration de leurs offres digitales.

Ces mesures permettront de rétablir petit à petit l’équilibre du secteur du tourisme en Afrique. 

Évidemment, après l’ouverture entière des frontières internationales, il faudrait envisager des stratégies beaucoup plus agressives dans le but d’abord de maintenir le tourisme intérieur ainsi que d’attirer les visiteurs internationaux. Ces derniers sont au cœur de la cible du secteur touristique, d’où le grand intérêt que les opérateurs du secteur devraient leur porter. Cet intérêt se traduira par l’application stricte des mesures d’hygiène et de sécurité, la création d’offres attractives, l’intégration de nouvelles technologies avancées qui serviront à améliorer les conditions de voyage et enfin la constitution de nouvelles options et activités de divertissement.

Pour conclure, la majorité des prévisions concernant la relance du tourisme en Afrique demeurent positives. Les pays du continent africain sont tous invités à bien travailler leurs stratégies de reprise d’activité afin de pouvoir rebondir après les pertes catastrophiques dues à la pandémie. Avec des stratégies créatives et pertinentes, le tourisme africain pourra certainement se développer davantage et dépasser de loin les effets de la crise.